Les Prud’Hommes // étape 2 : J'ai un avocat !!!!

Bon j’avoue au début, quand t’es encore dans la boite, te dire que tu vas aller aux Prud’Hommes, c’est le seul truc qui te motive à « tenir ». Quand tu viens juste d’en sortir, jetée comme un chien, t’as tellement la haine, que tu te dis « ils vont morfler ».
Le temps passe et là, tu commences sérieusement à douter. Tu zieutes un peu la toile à la recherche d’infos… et t’en prend plein les dents. Le harcèlement moral (de son p’tit nom HM) est une des choses les plus dures à prouver… un comble.
Là, tu remets sérieusement tes envies en doute.
Le temps passe un peu, t’en apprends encore des vertes et des pas mûres sur ta boite. Selon mes anciens boss, je serai partie vers d’autres horizons (sous entendu de mon plein gré). C’est ainsi qu’ils ont annoncé à la boite ma disparition soudaine… Mais personne n’est dupe… et oui, les gens m’ont suffisamment cernés en 1an et demi pour savoir que ça n’est pas mon genre.
Dommage.

Et si je revenais de façon fracassante ?
C’est repartie pour les démarches Prud’Hommes, plus motivée que jamais. Et là, tu commences soigneusement ton parcours du combattant. Oui du combattant, parce que le droit c’est un peu comme les administrations : c’est long, personne ne sait trop bien, on t’envoie d’un côté, d’un autre, pour au final revenir au point de départ.
Tu te dis « wouaw purée je suis mal bar quand même' »…
Entre un 1er RDV, le 4 octobre au CDAD (Conseil départemental de l’accès au droit) avec une juriste spécialisée dans le domaine de la fonction publique et qui du coup, n’a pas eu grand chose à me dire si ce n’est « licenciée pendant un arrêt maladie, que ce soit publique ou privé, c’est n’importe quoi et abusif »… Du coup, elle m’envoie aux Prud’Hommes… Je passe sur le fait qu’elle a cherché pendant 10 bonnes minutes dans un botin l’adresse (oui oui à l’ancienne), et moi, l’ayant prise en pitié qui j’ai fini par lui dire « j’ai Internet Madame, je trouverai… »

Muni d’Internet en 2 seconde et demi je trouve – forcément- J’y vais donc, le 10 octobre… et là, splendide moment de solitude : ils me renvoient au CDAD avec un dossier à remplir un formulaire datant de Mathusalem, mal photocopié et spécifique au licenciement abusif (donc pas HM, ni heures sup’, ni rien)….
Là, tu te dis clairement « putain j’vais vraiment en chier ».
Tu regardes le taureau : tu sais plus trop comment le prendre. Comment ont fait les autres bon sang ? Visiblement j’ai essayé de le prendre du mauvais côté (les cornes c’pas derrière?)…
J’ai retourné le problème -hors de question de lâcher ce dossier-, je vais aller chouiner ailleurs : je sais sur quoi je peux me retourner contre mes employeurs, mais je ne sais pas par où commencer. Je ne ferai pas comme tous les gens passés dans cette boite « blabla Prud’Hommes blabla et au final jamais aller jusqu’au bout. Non. Ils ne s’y attendent tellement pas venant de moi « la petite à qui ont fait la misère et qui ferme sa gueule » (raté les gars!).
Soyons honnête le droit et l’accès au droit en France, c’est un peu comme les administrations : tu trouves tout et n’importe quoi, c’est long, et ça reste très obscur.
Après réflexions, je suis donc passée par le syndicat qui m’a représentée lors de mon entretien préalable au licenciement… J’ai frappé à nouveau à leur porte, rencontré un juriste de chez eux…. J’ai expliqué. Il a souri, m’a dit que j’avais plus que raison, et il m’a mis en contact avec un avocat, spécialisé dans… le droit du travail.

Première rencontre donc ce jeudi 18 octobre ; et pour la 1ère fois depuis plusieurs mois, j’ai revécu ce stress que j’ai vécu pendant cette année et demi d’enfer dans le poulailler.
Ouaip, ça va être très dur psychologiquement. Mais il faut ce qu’il faut non ?
Et oueh, elle est franche et m’a dit très vite dans la conversation : « il y a une 1ère audience où vous devez être présente« . Je pense que ma tête et ma peau ont du subitement changé de couleur -transparente, vert, jaune- parce qu’elle m’a de suite rassurée : c’est pas vous qui parlez. Vous devez juste faire « acte de présence ».
Ouf. Mon sang n’a fait qu’un tour.
Bref. Elle reste quelqu’un d’assez compréhensive. On n’est pas trop rentré dans le détail, mais elle a bien compris qu’il y avait du lourd et que je l’avais quand même super mal vécu. C’est l’essentiel. Elle accepte de défendre mon dossier pour licenciement abusif et sans cause réelle, pour les heures supplémentaires (ouais je fais minimum 42h/semaine pour un contrat à 35h) et HM. Sachant que pour les heures supplémentaires c’est un peu « just » niveau preuve. Mais elle n’a pas eu tout le dossier et est persuadée qu’il y a d’autres failles (oh que oui!!). Il faut savoir que j’ai 2 autres potentiels collègues prêt à se lancer là-dedans…. il faut juste que j’arrive à leur faire comprendre le bienfondé de l’effet de groupe…

Voilà, c’est donc fait. J’ai un avocat qui accepte de surcroit de me défendre sur le HM (le plus important pour moi au final). Reste à faire passer l’aide juridictionnelle (je croise les doigts), aller acheter mon timbre fiscal (35euros) et passer à son cabinet pour évoquer LE dossier en profondeur…
On y croit, on y croit.

Hey les pintades : me revoilà !!!

NB : Les Prud’Hommes (étape 1 : rappel des faits)

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