Ou comment ne JAMAIS prendre une entorse à la légère

Le mal du siècle : le dos. Quelle plaie!
Je ne suis pas du genre à être malade (je touche du singe), je ne suis même jamais malade : aucune maladie infantile (oui aucune, même pas la varicelle, rien). 1ère angine à 24 ans… 1ère bronchite à 28ans. A part des gastro carabinées et des p’tits rhumes (un par hiver), je n’ai jamais été malade.
Pourtant vu l’héritage familial je devrais être gratinée : thyroïde, artères bouchées car trop petites, dépression, chicots en vrac, becs de perroquets sur la colonne vertébrale, arthrose, arthrite… Mais non j’ai rien. Certes je suis jeune (29ans), mais ma mère a déclaré son arthrose/arthrite à 19ans… s’est fait opérer de la colonne à 36 ans, mon père a eu son double pontage à 50ans, sa thyroïde a commencé à merder sérieusement à la trentaine. Donc pour l’instant, je m’en sors bien.
Mon seul problème, c’est ma cheville. Une mauvais chute a 14ans, qu’on a considérée comme une « comédie » de ma part à l’école. On a décrété que je m’étais foulée la bête alors qu’en vrai je suis tombée 2 fois dans les pommes, j’ai lamentablement gerbé sur l’infirmière à mon réveil, et que j’ai écopé d’un bleu jusqu’à la mi-cuisse… mais oui, je devais jouer (super bien!!) la comédie.

Ce n’est pas la mienne (je n’ai pas pris de photo à l’époque) ; mais c’était ça jusqu’au genou

Ma mère a tiqué quand elle a vu ma jambe ; elle est devenue … blême. Tu m’étonnes, j’avais triplé de volume jusqu’au genou, avec un espèce de bleu infâme sur la moitié de la jambe. Direction médecin. Pas de bol, on était à l’étranger… donc prise en charge médicale assez olé olé. Le toubib a dit « entorse ». OK. Déjà plus crédible.
Je traine ma cheville ainsi pendant 6 mois… à l’école on crie au scandale : forcément une gamine de 15ans, ça fait ud cinéma. 6 mois plus tard, je boite encore, j’ai un œuf de pigeon sur le pied, et les médecins ne veulent rien entendre.
Retour en France pour les vacances. Ma mère en profite pour m’amener voir de « vrais » médecins. Après examens radio etc. le bilan est sans appel. J’aurai dû être opérée et plâtrée, immobilisée minimum 3 mois. Je me suis déchirée plusieurs ligaments (croisé), le tendon est touché ainsi qu’un de mes muscles s’est partiellement déchiré (d’où l’espèce de bleu géant), la malléole était cassée et s’est mal ressoudée. Mais c’est trop tard…
Pendant 1 année j’ai passé ma vie chez le toubib pour remettre ma cheville en place (déboitée) ; puis, il m’a appris à le faire seule. Interdiction de faire du sport. Tout, y compris natation car ma cheville se déboitant même dans l’eau je manque de me noyer. Le calvaire.
15 ans plus tard, après 2 années de rééducation, soins en tout genre (acuponcture, électro-stimulation, etc, etc), ma cheville est déviée. La cicatrisation de l’os est foireuse, sans compter que j’ai un éclat de quelques millimètres qui se ballade là-dedans (inopérable car ça serait une boucherie si le bazar bouge juste avant l’intervention), les ligaments se sont ressoudés de travers, je n’ai donc plus aucun maintien de la cheville (d’où les micro-entorses, les déboitements chroniques, les tendinites chroniques sur la jambe qui supporte mon poids). Je ne peux pas m’assoir en tailleur (cheville bloquée), pour me mettre à genou, pareil, l’amplitude de mouvement de ma cheville est trop courte : vers l’intérieur je peux la bouger de 2/3cm max; vers l’extérieur : impossible.

Mouvements difficiles pour moi

 

 Mouvements impossibles pour moi

 

 

 

 

 

Je reporte entre 70 et 80% de mon poids sur l’autre cheville « inconsciemment » (en gros je boite mais ça ne se voit pas). Je bousille au talon toutes mes chaussures en à peine 1 mois. Je ne peux pas porter de chaussures plates (ballerines) car ça déclenche en quelques heures des tendinites. Je ne peux pas porter de talons hauts… car si je me déboite la cheville, je risque de me vautrer et me péter le genou… Mes seuls arrêts de travail sont liés à mes lumbagos…
Les conséquences sont logiques vu que je me tiens « mal » pour compenser : problème au genou, déviation du bassin, sciatique et… lumbago et autres problèmes de dos en tout genre. Et ça maintenant, c’est à vie. J’ai des semelles pour compenser, un strap + attèle complète, une genouillère et un corset pour « limiter » les dégâts ; je suis censée aller voir une kiné toutes les semaines (mais trop cher et contraignant) et je n’ai QUE 29ans. Et comme m’a dit le médecin, ça ira en empirant et les chances que je développe d’autres problèmes (arthrose ou arthrite je ne sais jamais lequel) sont très importants. A cause de ça, je n’ai plus le droit d’exercer certains métiers… et des gestes anodins deviennent l’horreur (mon lumbago de ce matin s’est déclenché juste parce que j’ai eu le malheur d’éternuer!!!)

Cet article n’est pas là pour me plaindre, ou faire la petite victime ou tout ça. Non. Juste pour vous dire que si vous avez une entorse ou une simple foulure… ne vous pensez pas sur-homme (femme). Ne faites-pas l’andouille… Respectez les consignes à la lettre, c’est vraiment important.
Mieux vaux rester immobiliser quelques jours/semaines que d’en ch*** une vie entière, surtout pour une ridicule chute dans un escalier…

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8 réflexions sur « Ou comment ne JAMAIS prendre une entorse à la légère »

  1. Mon frangin a eu la même. Il est tombé alors qu’il jouait au foot à l’école. Ils ont considéré que ça allé car mon frère ne se plain jamais (quand il s’est fait une déchirure musculaire qui lui a traversé le dos on s’en est rendu compte car il ne pouvait plus monter un trottoir ^^). Quand ma mère l’a récupéré elle n’a pas fait gaffe au moment où il est monté dans la voiture. Ce n’est que 3 jours après en le récupérant chez son père qu’elle l’a vue. Résultat : entorse ! Heureusement pour nous, tout s’est bien terminé et il n’a pas eu de séquelles.

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    1. Et non, ne jamais rigoler avec la santé. Surtout quand on pense entorse/foulure on s’dit « c’est rien »… Oui, c’est rien si on est bien pris en charge. Sinon, c’est effectivement super handicapant.

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  2. Il ne se passe pas une journée depuis que je suis en couple (2 ans ½) sans que ma chère et tendre belle-mère se plaigne de sa cheville. Elle est toujours entrain de « pleurer », à acheter toutes les solutions miracles, les crèmes ou autres fabrications de grand-mère pour soulager sa cheville… Il y a 4 ans, elle se l’est tordue. Elle n’a pas voulu aller chez le médecin pour si peu. Elle l’a simplement massée avec une crème anti-douleur trouvé dans sa gigantesque boîte à pharmacie. Et depuis, elle en subit les conséquences : elle ne peut plus faire de grandes marches, a la sensation que sa cheville va se déboîter à tout va et dès qu’il fait un peu froid, la douleur revient. Et tout ça, on y a droit chaque jour. Bah oui, mais fallait aller chez le médecin. Le « si peu » dure depuis 4 ans maintenant…

    En tout cas, moi, je te plains. Ca ne doit pas être fun tous les jours. Moi qui adore marcher, si je dois avoir ce genre de problème, je serai bien malheureuse

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    1. Je compatis avec ta belle mère, bien qu’elle n’ait pas fait ce qu’il fallait sur le moment ; je compatis parce que c’est vraiment handicapant. Avant hier j’ai été balader mes chiens… 45 minutes de marche. Résultat : une tendinite et le lumbago, certes lié à un éternuement mais bon, « étrange » coïncidence. Si tu as ce genre de problème, ne surtout pas le prendre à la légère, car c’est pénible d’être immobilisé/opéré/ou plâtrer mais franchement c’est rien du tout à côté des conséquences…

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