Cauchemar en tête…

wpc737c69b_1bC’est après avoir été 3 fois chez le médecin, fait un séjour aux urgences « tête et cou », passé à la chaine un bilan sanguin, une IRM, un scanner, et un bilan neuro, n’ayant rien donné que je me suis décidée à Retourner au cabinet médical.
Je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs, mais je suis loin d’être une douillette, ni quelqu’un qui chouine pour un bobo par ci ou par là. Mais là, j’avoue… la douleur, modérée mais permanente et lancinante, et surtout ponctuée par des espèces de crises fulgurantes m’a rendu dingue et intolérante. Alors oui j’ai fait du forcing, j’ai eu cette impression d’être une chouineuse pour être entendue, de les faire chier pour une douleur modérée mais , mais je n’en pouvais plus.

J’ai quand même supporté tout ça 17 jours avant de les « harceler ». 17 jours de migraines quotidiennes accompagnées de nausées/vomissements, engourdissements, intolérance aux bruits/odeurs. Ouais, 17 jours où j’ai tenté beaucoup de choses. Changé mon déjeuner, l’heure de réveil, la prise de café, de clopes, ou finalement j’ai tout changé pour connaître le « déclencheur » de ces migraines. Mais rien. Les nurofens ne faisaient rien ; l’eau sucrée aurait été plus efficace franchement. Habituellement, je soulage les migraines avec des huiles essentielles… mais là, l’odeur était insupportable donc impossible d’au moins « soulager » les pulsations dans le cerveau et bannir les nausées. J’ai été à la pharmacie… pareil. Ce qu’elle m’a proposé n’a absolument rien changé. Le traitement migraineux pourtant fort du médecin n’a rien fait non plus. Pire, c’est à ce moment là que les crises ont commencé à empirer. D’une douleur et gêne quasi permanente, j’ai commencé à développer ces espèces de crises « fulgurantes » qui te tétanisent littéralement. Elles te prennent n’importe où, n’importe quand. Elles te crispent le bras et la moitié du visage au point d’en faire des grimaces. Pendant ces quelques secondes (30sec à 1minute interminable), tu as cette impression que ton cerveau va juste exploser ; qu’il gonfle tellement qu’il te pousse l’œil vers l’extérieur, te bouche l’oreille et le nez ; ça te paralyse la mâchoire et ton bras semble pesait subitement 20kg de plus.
Une fois que cette décharge passe, tu es pris d’un malaise proche de l’évanouissement. Pendant quelques secondes, tu restes « estomaquée » comme si tu étais raide bourrée… mais ça n’est pas fini. Non non. C’est à ce moment là qu’arrive la migraine. THE migraine… tu sais, celle ou tu sens chaque battement de ton cœur faire écho dans ton crâne. Ou tu sens le sens circuler dans les veines de ta tête et que le moindre bruit te rend exécrable (je ne suis pas violente mais j’aurai volontiers mis des beignes à celui qui aurait fait le moindre micro bruit à ce moment là).figure2
D’une crise, tu passes à 6 ou 7 par jour… Tu ne connais pas le déclencheur, mais tu écris tout, note les heures pour le trouver. Mais rien. Aucun point commun entre les crises. En revanche, tu commences à repérer les 1ers signes… et c’est là que tu deviens débile. Des les 1ers signes, de nerfs/d’impatience/de savoir ce qui t’attends (ou un mix de tout ça), tes larmes coulent sans pouvoir le contrôler, tu es pris de suées monstrueuses, tu pars te cacher dans un coin. Parce que oui, tu sais que ça va durer quelques secondes/minutes, mais tu sais aussi ce que ça fait et ça en devient encore plus insupportable : tu ne peux rien faire, rien contrôler. Tu n’as rien pour l’atténuer, tu ne sais pas ce que c’est, tu dois juste subir en priant que cela dure le moins longtemps possible.

Je suis arrivée chez le médecin juste avant la crise… Le moment où le visage/bras se crispent. Ou ta mâchoire est tellement crispée que tu en as des difficultés d’élocution…
Les réflexes n’étaient pas bons au bras gauche (normal puisque complètement engourdi), l’asymétrie des paupières et les troubles du langage sont les symptômes classique d’un AVC… encore plus quand c’est localisé à gauche apparemment… C’est pour ça que j’ai été envoyée aux urgences (CF. Bref, comment créer un trou à la sécu) . Bien entendu, dans le cerveau tout va bien donc tous les examens sont ressortis bons.
Mais je suis aussi ressortie sans traitement…
Du coup ça a continué. Ça a empiré. 10/12 crises par jour. Les « crises » sont de plus en plus fortes ; tout comme les migraines qui suivent et qui sont aussi plus longues. La douleur me coupe l’appétit, me rendent insomniaque. Je me crispe tellement (douleur/appréhension/attente de la crise) que la petite « pointe » dans la nuque irradie maintenant dans toute l’épaule. Je me tiens comme si j’étais « coincée » et m’en donne mal au dos.
Je suis juste à bout…
Je décide de retourner voir un médecin. Je suis limite en train de pleurer dans le cabinet tellement je n’en peux plus, tellement ça me tape sur le système cette « permanence », ces élancements, ces crises, ce caractère cyclique. Je n’en peux plus.

Il comprend ma détresse (oui, appelons un chat, un chat). Me pose 2 questions : avez-vous des vertiges ? (oui). Avez-vous mal à la nuque (oui). Il se lève, se met derrière moi… et me dit : « normalement je vais déclencher une crise ».
Bah merde. Comment ça il va déclencher une crise ?
Il met ses doigts au niveau de ma nuque, appuie légèrement… Jackpot. Tout se congestionne instantanément à gauche, je ressens à nouveau cette espèce de brûlure comme une décharge. La moitié de mon visage se déforme. Mon œil se met à pleurer, ma mâchoire se bloque. Le bruit des néons (si, si je te jure que ça fait un boucan du diable ces trucs) font écho dans ma boite crânienne.
Insupportable. Invraisemblable.

Il a donc trouvé ?
Il me dit que j’ai le nerf –le nerf d’Arnold- « enflammé ».… ce qui déclenche les migraines. Il me prescrit un anti-migraineux beaucoup plus fort (j’ai l’impression d’être un cheval)… anti-inflammatoire, anti-douleur. Me demande de porter une minerve… et de faire de la kiné de rééducation.
Il m’explique qu’il est très probable (et c’est à souhaiter) que le nerf soit coincé dans les cervicales… (ce sont donc les mouvements qui déclenchent les crises !!! Le voilà le point commun !!!) mais qu’aussi à force de crispation j’ai développé une contracture musculaire… qui maintient le nerf coincé et les douleurs… douleurs qui maintient les crispations et la contracture et ainsi de suite. Bref. La kiné devrait m’aider à corriger ça… et la minerve à limiter en partie les mouvements du cou (je peux tourner/lever la tête mais pas entièrement).
Miracle.
Tout est toujours là, douleur/engourdissement etc. Mais le fait de porter la minerve a complètement stoppé les crises… En revanche, des que je l’enlève, dans les 3minutes qui suivent : décharge électrique.

Je suis soulagée…
Pas (encore) soulagée de la douleur mais qu’ils aient enfin trouvé. Me reste plus qu’à trouver un kiné… bien que j’appréhende beaucoup les séances (peur des crises et aussi car je supporte très difficilement que l’on me touche), mais j’entrevois enfin la « fin » de ce cauchemar (en supposant que ce soit lié à un faux mouvement et non à l’arthrose/arthrite, ce que ma mère avait et qu’elle avait commencé à développer à 19ans).

Visuellement, ça donne ça.

wpc737c69b_1b

Le nerf bleu est le trajet exact de la décharge électrique…. et cela irradie vers l’oreille (sensation d’oreille bouchée), du nez (narine qui coule d’un côté), de l’œil (sensation que l’œil va exploser) et nuque (départ de la décharge).

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