La loi des séries [un message que j'espère plein d'espoir…]

confianceSi quelqu’un doute une seule seconde de l’existence de la loi des séries : qu’il m’appelle ! Je me ferai un plaisir de lui faire un bon exposé de la chose !
Un mois sacrément gratiné, et je commence à languir le mois de mars (ouf plus que quelques jours ! Et moi qui croyais de tout mon cœur au renouveau de cette année 2014, je commence sincèrement à m’interroger… et remettre mes croyances en cause.

Mais mon article, je ne veux pas l’écrire avec pessimisme.
Non.
Non, car ce n’est pas de moi… Je suis d’un naturel optimiste, même si tous les jours ça n’est pas simple.
Alors oui, dans certains cas, il faut se battre plus que de raison. Finalement, c’est peut-être ça que je trouve le plus « injuste » mais aussi le plus « gratifiant ». Et puis mon père m’a toujours dit : s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème…

Là, où certains ont tout qui leur tombe tout cuit dans le bec, je vais enchainer les galères. C’est un fait. C’est comme ça. Cela fait des années que ma vie fonctionne ainsi… Il suffit de parcourir mon blog pour le voir. J’ai même créée une rubrique « pas d’bol » pour faire part de mes mésaventures…
Je peux résumer en gros, j’ai vécu des choses que tout le monde vit, autant que des choses improbables.
En vrac :

*2 cambriolages,
*1 dégât des eaux à cause d’un arbre qui a arraché une tuile,
*1 vol de voiture le jour de mon anniversaire,
*une 15aine de braquage sur les 3 voitures que j’ai eu.
*une voiture HS suite à une erreur de garagiste qui a mal serré un boulon, ladite voiture est partie à l’épave 3jours avant que je signe l’acte d’achat de ma maison, situé à 130 bornes de là où je vivais,
*l’explosion du pare-brise : 2 fois en 24h.
*j’ai aussi eu une voiture avec un défaut qui a conduit à sa combustion spontanée sur un parking.
*le décès de maman quand j’avais 17ans, la perte de ma meilleure amie 6 mois après d’une embolie cérébrale
*le harcèlement moral au boulot,
*l’infidélité après 7 ans de vie commune,
*un problème de santé que 30% des personnes ont mais que seul 1% déclare,
*une agression physique, des agressions homophobes.
*Contrairement à tout le monde, je me suis jamais cassé un bras mais l’os zygomatique (la pommette), contrairement à tout le monde je ne me suis pas ouvert la tête ou l’arcade, mais l’intérieur de la bouche.
*Ma banque s’est plantée 2 fois dans l’encaissement de mes salaires, me foutant à découvert et interdit bancaire,
*j’ai été flashée 2 fois : retenu 51 pour 50 et 91 pour 90…
*mon assurance voiture a été résiliée sans m’en informer suite à une erreur de banque,
*la CAF a 2 dossiers me concernant dans 2 départements différents car ils n’arrivent toujours pas à comprendre que j’ai déménagé (3 ans que je leur dis !),
*la CAF qui a aussi vu mon dossier disparaitre suite à un bug informatique il y a quelques années (info qui a été au JT!),
*les impôts se plantent tous les 2 ans : une année je paye plein pot, l’année suivante ils me remboursent,
*mon n° de carte vitale a disparu de la circulation (6ans que je galère avec ça car impossible de devenir auto-entrepreneur).
*j’ai été résiliée 4 fois de Pole emploi par erreur…

Je pourrai en écrire encore des tartines et des tartines…

Alors, quand on m’a dit, il n’y a pas longtemps : mais comment tu fais ? J’ai juste eu envie d’écrire ce billet.
J’ai eu d’autant plus envie qu’à travers mon blog je partage souvent ces emmerdes en « live » avec le coup de gueule associé.
Mais finalement, ça n’est pas l’image que je veux que l’on ait de moi.
Finalement j’aimerai donner un petit sourire, ne serait-ce qu’un petit espoir, à celles et ceux qui pensent ne jamais y arriver, celles et ceux qui rencontrent les aléas de la vie, plus ou moins graves, plus ou moins chiants.
Rien n’est insurmontable. Avec du temps.

Quand j’ai perdu ma maman, je ne pensais sincèrement pas arriver à surmonter ça. J’ai vécu sa dérive à ses côtés, et seule, pendant presque 4 ans. Je l’ai vu sombrer chaque jour un peu plus. Je l’ai vu s’enfoncer dans cette terrible maladie qu’est la dépression.
Impuissante.
Tout le monde nous a tourné le dos. Personne ne semblant comprendre sa véritable détresse, et ce malgré ses alertes, mes appels. Et puis, un jour, elle a fait son choix…
Ce choix elle l’a fait en me laissant là, seule, sur le bas côté.
Pourquoi ? Je ne sais pas.. et je ne le saurais jamais. Personne ne le saura jamais d’ailleurs. Elle a emporté son secret avec elle.

Je lui en ai voulu. Je l’ai détesté pour ce qu’elle a fait, je l’ai admiré pour son « courage » autant que je lui en ai voulu de me laisser seule. J’en ai voulu à notre entourage de pas nous avoir aidé et de ne pas avoir été là après. Je lui en ai voulu, mais elle m’avait dit juste avant qu’elle savait que j’y arriverai. Je n’ai pas compris le sens de sa phrase sur le moment. J’ignorai en plus ce qu’elle comptait faire.
Mais de tout ça j’ai appris une chose : on est notre propre clef.
Vous êtes la clef, la solution. C’est à vous d’en prendre conscience. Je mentirai en disant que le chemin est facile et rapide… c’est long, parfois dur. Mais cela en vaut véritablement le coup.
On n’est largement plus fort que ce que l’on croit. On est largement plus des battants que l’on ne se l’imagine avant que cela nous arrive. L’entourage est là pour aider/soutenir, certes, mais il ne fera rien à notre place.
Contre toute attente (y compris la mienne), je n’ai pas suivi le cheminement que tout le monde attendait de moi.
Tous imaginait déjà que je sombrerais dans une profonde dépression, tous pensait que je suivrais son chemin à elle et que ma vie était dorénavant cataloguée, tous pensait qu’il me serait impossible d’avoir mon bac, personne ne m’imaginait capable de partir.
Et rien de tout ça n’est arrivé : je ne suis pas ce que les gens attendent de moi. Je suis moi.
Je vis à travers moi et non pas au travers des actes de ma mère. Alors oui, ça n’était clairement pas la joie, et j’aurai toujours ce vide car en faisant ça, elle m’a aussi arraché une partie de moi, mais je n’ai jamais eu l’envie de la rejoindre… déjà parce qu’elle m’a demandé de vivre, parce qu’elle m’a dit que j’y arriverai et que je ne conçois pas de pouvoir la trahir. Si elle m’a dit ça, c’est qu’elle y croyait. Après out, qui connait mieux son enfant qu’une mère ?

J’ai eu mon bac… avec mention. Et je suis partie à 800 bornes faire ma vie. J’ai acheté une maison jeune… avec l’héritage qu’elle a laissé derrière elle. Et c’est pour ça que je mets autant d’acharnement à vouloir réussir ce pari que je me suis lancée… finir la maison. Et bien que beaucoup me dise : t’es folle, revend la maison, il en est hors de question. Ça fait 3 ans que je me bats… mais s’il en faut 20, je mettrai 20ans, mais j’arriverai au bout.

Je ne peux pas la trahir… elle m’a demandé de vivre. Elle m’a demandé de ne pas faire comme elle. Je ne vis pas à travers ses actes, mais ses actes ont malgré tout -et c’est évident- conditionnés une partie de ma vie. En partant, elle m’a laissé cet héritage, moral, ses valeurs, mais aussi cet héritage financier sans lequel je n’aurai jamais pu accéder à la propriété. J’ai fait mon choix quant à son utilisation : qu’est-ce qu’elle aurait aimé pour moi ?
J’y ai réfléchis presque 10 ans … et même si je la connaissais à peine, j’ai pris la route de l’immobilier. Certes pas le plus simple, certes, peut-être pas celui qu’elle aurait voulu, mais maintenant, je ne peux que l’assumer.

Alors oui, quand ce mois de février me tombe sur la tronche un cambriolage, des galères d’installation de l’alarme, le refus de l’éco-prêt, un problème de santé, j’ai la rage.
Mais pas la rage contre les emmerdes.

Juste la rage d’y arriver.

Attention, je ne dis pas que sur le coup j’accuse la nouvelle avec joie et sans colère, ça serait mentir.
Oui, c’est pénible, c’est rageant.
Oui on se remet en question, on doute.
Oui, à chaque nouvelle entreprise de sa vie, on s’dit « putain, mais qu’est-ce qu’il va me tomber sur le coin du nez ce coup-ci ? ». On se demande pourquoi : pourquoi moi, pourquoi tout le temps.
Mais personne ne vit à ma place et si je ne prends pas le dessus, toutes ces emmerdes prendront le dessus. J’aurai perdu et elle se serait trompée.
Or, ça n’est pas dans mon tempérament.
Non, je ne suis pas passive, ni pessimiste. C’est moi qui emmerdes les emmerdes et je vois tout ça comme une épreuve, un test (j’imagine aussi que je paye le fait d’avoir été une grosse connasse dans une autre vie, mais ça n’est pas très rationnel).

espoirAlors, je me suis fait cambriolée. OK. Ils n’ont pas volé grand chose, c’est déjà ça… et je « préfère » (si on peut dire) ça maintenant que c’est un chantier, et donc clairement compliqué de trouver des choses « intéressantes », que plus tard, lorsque tout sera propre et donc… accessible. Au final, j’ai opté pour la pose d’une alarme, une solution que de toute façon j’envisageais… Bon, bah voilà, au lieu d’attendre, je l’ai fait maintenant, ça ne change pas grand chose au final.
Et puis, dans le système que j’ai choisi, il y les détecteurs de fumée inclus (obligatoire en 2015). Ça servira probablement à rien (j’espère!!) mais si un incendie se déclare, au moins, les pompiers sont envoyés direct et les dégâts seront moindres… Un incendie est pire qu’un cambriolage : ça détruit TOUT. Pareil, l’alarme détecte les coupures de courant… pour l’instant, ça ne me sert pas à grand chose, mais le jour où un congél’ sera branché, ça peut m’éviter quelques déboires. Donc finalement, c’est un mal pour un bien.

L’écoprêt refusé.  Bon là, j’avoue je l’ai mauvaise car malgré l’absence de CDI, je leur assure le remboursement de l’emprunt quoiqu’il arrive (via un garant). Refusé quand même…
L’avenir de la maison ne tient qu’à un fil… mais je tentera le tout pour le tout : le mail de l’extrême à la banque (déjà envoyé!), une discussion avec mon boss (ce week-end!)… et le cas échéant – même si j’espère ne pas arriver jusque là- est une solution proposée par Sof la girafe (encore merci pour cette information <3) : faire appel à un courtier en prêt bancaire….

Concernant la santé ? Après presque 6 mois d’emmerdes : vertiges, migraines, névralgies ; après 6 mois de galère à ne pas savoir, ne pas être écoutée et comprise, le diagnostique est malgré tout tombé. Alors oui, c’est chiant, c’est pénible, je m’en serai largement passé, mais le positif est que 1. Ça n’est pas grave, 2. il existe des solutions. A partir de là : aucune raison de s’attarder et se morfondre…

Et puis avec mon orthèse dentaire… à la prochaine merde qui tombera, je pourrai serrer les dents sans avoir mal !

PS : si vous avez quelques minutes, allez voir cette vidéo : pas de bras, pas de jambe, pas de limites !

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10 réflexions sur « La loi des séries [un message que j'espère plein d'espoir…] »

  1. Je n’ai jamais eu pitié de toi avec toutes ces merdes qui te tombent dessus. Je suis, justement, admirative que tu arrives à garder la tête haute à chaque fois. Je me doute que sur le moment, ce n’est pas facile mais tu continues à aller de l’avant, à t’acharner sur ce qui te tient à coeur. Personnellement, je ne sais pas si j’aurais autant de caractère (et je n’ai pas envie de vivre un drame pour le savoir).

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    1. Je ne pensais pas avoir autant de caractère non plus et avoue que quand certaines merdes m'arrivent, je me dis que je n'y arriverai pas. Et finalement… on a des ressources insoupçonnées ! Si on m'avait dit un jour que je réagirais comme ça, j'aurai rigolé "mais t'es fou!"… Et finalement…
      Cela dit, je ne souhaite à personne d'en avoir à la pelle ! Mais quand cela arrive, il ne faut jamais se sous-estimer. On est bien plus à même de supporter certaines choses qu'on ne l'imagine, et aussi bien plus à même de se battre quand quelque chose nous tient réellement à cœur : on se surprend soit même !

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  2. En effet, la vie s’acharne contre toi, c’est assez impressionnant…
    Mais tu as une très bonne façon de penser et de vouloir lutter! Ton article est intéressant et donne une bonne leçon de vie, tu fais bien de le poster.

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    1. Oui c’est de l’acharnement c’est ça ^^ Mais ça n’en rend que plus fort, et chaque petite victoire devient pour moi une énorme victoire ^^ On apprend à se réjouir des petits plaisirs de la vie ^^

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  3. Coucou,
    Tu ne pouvais pas mieux terminer ton article que par cette vidéo.
    J’ai découvert cet homme il y a quelques temps. Depuis, je me force à voir TOUJOURS le bon côté des choses. Même si c’est parfois absurde. Life on the bright side. Les journées « cata », je les termine à présent en listant les jolies choses qui se sont aussi passées: un sourire, un compliment, un commentaire sympa, la lecture d’un bel article, etc.
    C’est devenu un réflexe qui me transforme peu à peu.
    Accroche toi, tu y arriveras et tu vivras heureuse dans ta belle maison.
    Jolie soirée à toi.
    Sophie

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    1. ^^ Merci.
      Et oui, ce mec dans la vidéo, c’est juste énorme! C’est le positivisme puissance 100 ; un truc de fou !
      T’as méthode est intéressante. D’autant qu’on dit que le positif attire le positif, mais aussi que la roue tourne 😉
      Bonne journée à toi également

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    1. Merci pour ce compliment 🙂
      J’ai beaucoup aimé le tiens également en le découvrant hier. J’aime particulièrement ta façon d’écrire (décrire) les choses. Typiquement ce que j’adore lire.

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