Alzheimer et problème de conscience

AlzheimerQuand on travaille dans une boutique, on est confronté au monde et ses (parfois tristes) réalités.
J’ai eu le cas il y peu… Une de mes clientes, une fidèle, est atteinte d’Alzheimer.

La 1ère fois que je l’ai rencontré c’était il y a 2 ans. Elle m’avait longuement parlé de son chien et son mari décédé. J’ai eu le droit à toute l’histoire, photos sorties du portefeuille et tout.
Elle était touchante. C’est à cette époque là que j’ai vite compris qu’il y avait un souci, notamment dans ses paroles…  Elle se répétait beaucoup, et avait quelques phrases complètement incohérentes « je vous laisse, mon mari attends que je lui prépare son repas ». Ayant eu un grand père et une grande mère touchés par cette putain de maladie, les 1ers symptômes sont vites repérables, et j’y ai pensé de suite pensé.

Je l’ai revu plusieurs fois, et un jour elle m’en a effectivement parlé : elle en parlait comme on parle d’un rhume mais surtout elle était très énervée après son « connard » de médecin qui ne comprend rien…  et sa famille qui croyait ce « connard ». Le déni de la maladie ; typique.
Puis, je ne l’ai plus vu.

Elle est revenue l’année dernière. Sans son chien.
Elle ne m’a pas reconnu, mais moi si. La maladie avait gagné du terrain. Des minutes cohérentes, et juste après des propos complètement incompréhensibles. Pareil pour le comportement…. Je l’ai ainsi vu accrocher des boucles d’oreilles à des portes-monnaies… acheter du rouge à lèvre pour « s’en mettre sur les yeux » ; elle était contente d’acheter ça pour en faire des cadeaux à ses petites-filles…

La mémoire immédiate étant touchée, quand elle vient, elle reste facilement 1h/1h30 dans le magasin à faire le tour encore et encore…J’ai briefé mes vendeuses : elle n’est pas méchante, mais par moment elle déraille. Je leur ai aussi dit que c’était une dame très très bavarde… donc quand il y a peu de personne, pas de problème mais quand il y a du monde c’est compliqué à gérer…. La réalité de la maladie face à la réalité du magasin.
Elle est venue 3 ou 4 fois, et tout s’est très bien passé.

Cette année, je l’ai revu.
Elle ne m’a toujours pas reconnue… Mais la maladie a largement gagné du terrain. Elle a toujours son rituel et reste des heures dans le mag… Sauf que cette année s’est produit quelque chose qui m’a posé un problème de conscience. Elle m’a fait un 1er panier à 3euros sur mes conseils. J’avais peu de monde alors j’ai discuté avec elle.
Problème, quelques heures après elle est revenue et m’a refait le même panier… sans pour autant se souvenir que c’est moi qui lui ai conseillé le précédent ; en fait, elle ne se souvient même pas être venue.
Je sais que les personnes atteintes d’Alzheimer sont susceptibles et peuvent avoir des réactions très virulentes… surtout pour l’avoir vécu avec mon papy. Du coup, je prends 25000 pincettes pour essayer de lui expliquer. D’autant plus que dans son sac à main je vois le sac plastique de mon magasin… et j’essaie donc de faire en sorte qu’elle l’ouvre pour se rendre compte.
Rien à faire. Je la renvoie dans les rayons… en me disant qu’un moment de lucidité va arriver et qu’elle va percuter, mais rien. De fait, elle s’énerve.
Je cède.

Sauf que voilà… humainement, éthiquement, ça me pose problème. Elle est revenue 2 fois. Bon, ça va que je vends que des produits à petits prix (1, 2 et 3 euros) et que le montant de son panier est ridicule… mais humainement, je trouve ça déplaisant comme situation.

Au début, malgré ses incohérences, (boucle d’oreille aux porte monnaie/ rouge à lèvre pour fard à paupière), j’arrivais à passer outre car elle me parlait de ses petites-filles, elle m’en parlait avec tellement de détails que finalement je n’ai jamais remis en cause leur existence. Malheureusement, avec l’évolution de la maladie, je commence à me demander si finalement elle en a vraiment ? … Je me souviens que mon grand-père pensait avoir un garçon et une fille… or, il a 2 filles. Il me prenait d’ailleurs pour sa fille. Du coup, je « culpabilise » de ses précédentes ventes aussi… La boucle est bouclée.
J’imagine que des commerçants sans scrupule doivent profiter de la situation et ça m’écœure d’autant plus.
Après je suis tenue par la gestion du magasin ; je ne peux pas la « virer » sans prétexte valable, je ne peux pas refuser certaines choses, mais où sont les limites dans ces cas-là ?!
Il est évident que sur un gros panier j’aurai refusé ; je suis là pour vendre certes, mais pas à n’importe quel prix, et en tout cas pas au prix de ma conscience. Il est inconcevable que je profite de cette dame ; mais voilà, au final, le principe est le même avec un panier à 3 euros. Et je ne suis pas patronne, donc je suis aussi coincée sur mes possibilités d’actions.
La limite est complexe et me laisse perplexe…

Dois-je lui refuser au risque aussi qu’elle s’énerve ? Dois-je l’obliger à sortir du magasin ? Est-ce que je fais comme si de rien n’était ? Est-ce que j’aurai du prendre le sac plastique de son sac à main pour lui montrer ? Dois-je lui proposer des produits a peu près identiques pour le même budget histoire qu’elle ne se retrouve pas malgré tout avec les mêmes produits mais similaires ? Et si, et si ce panier avait été de 70 euros, comment faire ?
Qu’auriez-vous fait ?
Sincèrement, cette histoire m’a travaillé ; je pense à cette dame : n’a t-elle pas de famille qui veille ? Est-elle suivie médicalement ? Je ne l’ai jamais vu accompagnée… et puis j’me dis que si elle fait comme ça dans tous les magasins, elle va finir par avoir des soucis financiers (bien que je n’ai aucune idée si elle est une femme avec une petite retraite ou pas, mais là n’est pas le problème, vous me comprenez sur le fond je pense)
Sacré cas de conscience ! En tous les cas, j’espère que si elle revient, elle sera dans un moment de lucidité… !

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25 réflexions sur « Alzheimer et problème de conscience »

    1. Le problème c’est que discuter avec elle devient de plus en plus difficile… Comment savoir si ce qu’elle va me dire est vrai ?
      Pour la police, je ne connais même pas son prénom donc c’est délicat aussi…
      Je pense aussi qu’elle devrait être surveillée maintenant et vue l’évolution ; je ne comprends pas qu’une dame avec cette maladie soit « lâchée » dans la nature sans un minimum de surveillance/précaution

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  1. Personnellement j’aurais opté pour le coup du sac a lui montrer! j’ai eu le cas d’une petite vieille comme ça, mais qui elle pour le coup n’avait pas cette maladie, juste une petite sénilité! et la plupart du temps si on lui disait que si elle était déjà passée le matin, et qu’elle avait pris tel ou tel article, elle laissait les doublons en nous remerciant (une de mes collègues faisait comme moi, vu qu’on bosse a la demi journée, ça permet de savoir si elle est passée ou pas et de se prévenir!) mais je sais que d’autres de mes collègues s’en contrefoutent! business is business!

    Ou alors parles-en a ton patron et explique lui, il te proposera peut etre une solution qui conviendrait a tous le monde! compréhensif comme il est ça peut etre bien!

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    1. Je tenterai si ça se reproduit. Malheureusement je garde en mémoire mon grand-père qui devenait violent dès qu’on s’opposait à lui (quand on lui disait qu’il avait tord ou qu’il se trompait). On verra bien.. J’espère que d’ici là elle aura été pris en charge. Elle doit bien avoir de la famille, des amis, des voisins… Il y a bien quelqu’un qui va réagir ?
      Sinon, mon patron sait et il me laisse carte blanche… Je gère comme je le sens, je dois juste la « surveiller ».
      Compliqué tout ça

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      1. aie! c’est pas évident en effet… au pire, prend son nom et vérifie si elle a de la famille avec l’annuaire ou la gendarmerie (même si je doute qu’ils puissent faire grand chose!)

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    1. Je ne comprends pas non plus… autant sa famille (si elle en a une) que son médecin… On ne lâche pas quelqu’un dans la nature comme ça sans prendre un minimum de précaution (?)

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  2. C’est effectivement une situation très délicate. Je comprends ton cas de conscience.
    Tu peux en effet parler à la direction pour savoir ce qu’ils en pensent et ce qu’ils te conseillent (bon, s’ils sont malhonnetes…. !)
    Et peut être essayer de voir si cette dame a de la famille, ou la signaler (mais je ne sais pas à qui) pour sa sécurité. Car un jour elle se perdra dans la rue. elle ne devrait plus sortir seule.
    Très compliqué en tout cas…

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    1. Mes patrons m’ont dit de gérer comme je le sens, et juste de faire attention au « vol », même si ce n’est pas vraiment du vol mais plus de l »oubli. J’ai carte blanche, mais cela ne résout pas mon problème de conscience :-/
      Cette dame a probablement de la famille puisqu’elle m’a parlé de ses petites filles. Malheureusement avec la maladie, c’est difficile de savoir si cela est vrai ou pas ?
      J’ignore où elle vit, et à vrai dire c’est de plus en plus difficile d’avoir une conversation avec elle.
      Et puis quoiqu’il arrive, comment être sûr de ce qu’elle me dit ? Si dans sa tête au moment où elle me parle, elle a 10, 20 ou 30 ans de moins, ce qu’elle va me dire sera faux… Bref. C’est une situation sans fin

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  3. aie… vrai cas de conscience effectivement. Cette saloperie fait des ravages dans ma famille, jespère que des personnes aussi indulgentes et compréhensives que toi croiseront le chemin de mes proches…

    pour répondre à ta question, je ne sais pas ce que j’aurais fait, ce n’est pas évident de les mettre face à la maladie, surtout dans un moment de « non lucidité »…

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    1. Malheureusement, il y a des profiteurs… des gros connards de partout.
      J’espère pour toi qu’ils tomberont sur des gens «  »humains » », c’est tout le mal que je te souhaite. En tout cas plein de courage car pour l’avoir vécu je sais que cette maladie est vraiment insidieuse

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  4. Touchant témoignage. C’est sûr que ce n’est pas évident à gérer : ma grand-mère fut atteinte d’une maladie différente, mais qui avait les mêmes effets qu’Alzheimer. Au début, elle demandait à mon père qui j’étais, et je lui disais que j’étais sa petite fille, souviens-toi, on jouait à cacher des objets dans ta maison étant petite, et elle se souvenait. Puis au fil du temps, je suis devenue une étrangère, et dans sa tête, elle vivait 20 ans en arrière. Pendant 20 minutes où j’étais là, et qu’on lui avait dit que j’étudiais à Besançon, elle me demandait sans cesse qui j’étais, et ajoutait que sa fille étudiait aussi à Besançon… Ce qui était le cas, oui, 20 ou 30 ans plus tôt.
    Ma grand-mère n’était pas en état de vivre seule, vu l’avancement de sa maladie, et ce qui m’étonne c’est que ta cliente semble vivre seule…

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    1. Ce sont des maladies horribles et qui font souffrir l’entourage. Mon grand-père régressait et redevenait un petit garçon, avec les bêtises d’un petit garçon. Tout comme toi, il me parlait de sa « petite fille » qui habitait loin (je suis sa seule petite fille)… Très souvent il me prenait pour sa fille. Il était persuadé qu’il travaillait encore, donc il fallait se dépêcher pour pas qu’il soit en retard au boulot… Mais il était gai comme un pinson. Toujours rire et plaisanter.
      En revanche, les rares moments de lucidité étaient terribles… il pleurait du mal qu’il nous faisait à cause de la maladie. Ça durait quelques minutes, mais franchement ça a été le plus dur à gérer.
      Je m’étonne aussi que cette femme soit aussi seule. Peut-être que sa famille ne mesure pas l’ampleur de la maladie ? N’a pas conscience de son avancement ? Je n’en ai aucune idée… et je n’ai surtout aucun moyen de le savoir…

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  5. Pas évident, effectivemment, mais tu sais, c’est une maladie qui évolue très vite et à mon avis, bientôt, tu ne la reverras plus, car elle ne pourra plus sortir seule au risque de s’égarer et de ne plus pouvoir rentrer seule chez elle… J’ai eu le cas de nombreuses fois ayant travaillé en maison de retraite et ayant un ami dont la maman est atteinte de la maladie et qui s’est, malheureusement, déjà égaré une fois… Donc à mon avis, bientôt, la famille demandera un placement ou autre…
    Quoiqu’il en soit, je salue ton intégrité, cela devient rare de nos jours, surtout la patience que l’on accorde à nos ainés…

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    1. Merci 🙂 Pour l’évolution, ça dépend… Je connais une personne qui a eu cette maladie mais qui est restée malgré tout plusieurs années sans reconnaître plus personne. Mon pour grand-père et ma grand-mère la maladie a vraiment évolué par étape très marquée. Ma grand-mère paternelle, ayant fait une chute, elle avait peur de se déplacer. Mais mon grand-père maternel fuguait et se perdait, il volait aussi… et il est même devenu violent avec ma grand-mère quand on lui a retiré les clefs de sa voiture. Mais le laisser conduire était impensable. D’ailleurs, on l’a mis en maison de repos à ce moment-là. Il était bien bâti (ancien boxeur) et ma grand-mère l’inverse : à peine 1m50 et 40kg toute mouillée, du coup, complètement ingérable.
      J’espère que la famille de cette dame la placera rapidement, ou en tout cas fasse le nécessaire pour assurer sa sécurité… Là, non seulement elle risque de se faire exploiter par des commerçants véreux, mais elle risque aussi tout simplement de se perdre…

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  6. Hello, je suis tombée sur ton artcile grâce à la UNE. Je suis aide soignante, je travaille à domicile donc je connais bien ce type de problématiques. Je comprends ton cas de conscience mais voilà… tu ne peux rien faire. Note bien que l’idée de lui faire ouvrir son sac pour voir les précédents achets est une exellente solution. A part peut être sonner à sa famille (et encore y en a qui sont dans le déni aussi)

    Normalement à ce stade cela devient dangereux: imagine qu’au lieu d’oublier son passage au magasin, elle oublie ses médicaments? Et les prends deux ou trois fois de plus que nécessaires?
    A ce stade là, les personnes alzheimer sont soit placées ou ont l’aide de personne à son domicile. Dans ton récit j’ai l’impression que cette dame n’as pas le suivit nécessaire. (Faut que le famille accepte aussi la « déchéance mentale  » du parent)

    Je salue ta lucidité et ton professionnalisme. Peu de personnes comme toi aurai ce cas de conscience. D’autre abuserai de la maladie de la dame. Ce que je trouve honteux.

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    1. Merci, mais je n’ai fait que ce que mon fort intérieur m’a dicté… et si elle revient, je ferai pareil. Je ferai le maximum pour attendre qu’elle ait un moment de lucidité, et si le panier est à mon sens trop élevé, je trouverai une excuse bidon pour lui refuser. Je ne sais pas comment les gens qui abusent de ce genre de situation peuvent se regarder dans un miroir. Personne n’est à l’abri d’avoir cette maladie.

      Je sais que je ne peux rien faire et c’est aussi pour ça que cela me pose problème. Ayant vu mes 2 grands-parents souffrirent de cette maladie, je n’en connais que trop bien les conséquences… et je trouve tellement triste que cette dame semble livrée à elle-même. Malheureusement, c’est déjà compliqué quand on est proche, mais quand on ne l’est pas, on est encore plus limité/impuissant. Et je ne peux que constater les similitudes de ce que j’ai vécu… les discussions au départ logique, qui deviennent complètement ahurissantes… le regard vide avec des minutes où le regard semble revivre.
      Et effectivement, c’est dangereux à ce stade, j’en suis consciente. J’y ai pensé aux cachets : comment fait-elle ? A t-elle ne serait-ce que encore conscience qu’elle est malade?
      Mis au-delà de ça je me suis demandée : et si elle se perd ? Qu’elle oublie son adresse ? Est-elle en voiture ?
      Pour mon grand-père, on a opté pour le placement… il devenait ingérable, et notamment violent dès qu’on s’opposait à lui. Malheureusement c’est un ancien boxeur, donc une carrure qui va avec. Ma grand mère s’est retrouvée par terre, incapable de se relever. C’est une décision très dure à prendre, surtout quand dans un moment de lucidité, il s’est mis à pleurer… nous a dit qu’on lui manquait, que son chien lui manquait. Mais à côté de ça, son état empirait sérieusement, il fuguait, se perdait, volait, entrait par effraction chez les voisins se croyant chez lui, allait pisser dans les placards la nuit pensant que c’était les WC.
      J’espère qu’elle a une famille (ami, voisin) qui savent ou vont percuter de l’ampleur du problème…

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  7. Quelle situation délicate! Pauvre femme….j’espère qu’elle a une famille qui tente de l’aider quand même…..
    Eh je pense que la prochaine fois, tu devrais lui faire voir son sac si elle fait plusieurs achats comme cette fois-ci 🙂

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    1. J’essaierai à nouveau si elle revient… Je referais la même chose en fait, en espérant toujours qu’elle ait un moment de lucidité. Et si, contrairement à cette fois le panier est d’un montant plus élevé : je le refuserai, et tant pi si elle s’énerve. Mais je ne peux pas accepter en sachant qu’elle n’a pas pleinement conscience de ses actes.
      J’espère juste que d’ici là elle sera prise en charge ; J’espère aussi que sa famille l’aide et que mon impression qu’elle est complètement livrée à elle-même est fausse…

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  8. Je travaille avec cette pathologie et on a l’habitude de dire que tant qu’il n’y a pas de mise en danger d’elle même ou d’autrui il faut laisser couler. ces achats lui font certainement très plaisir et venir dans ton magasin est sûrement son rayon de soleil. Après si les sommes sont trop importantes en effet ses proches ou son médecin traitant devront mettre en place une protection juridique type tutelle, mais à part lui montrer ses achats déjà effectués en effet tu ne peux pas faire grand chose… Mais bravo pour ton honnêteté!! On est plutôt confronté à l’inverse le plus souvent…

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    1. Il n’y a pas de mise en danger certes, dans l’absolu. Mais à vrai dire c’est difficile à savoir. Certes, je ne l’ai jamais vu s’énerver violemment, mais je ne peux jamais être sûre selon ce que je dis que ça n’arrivera pas … Après, au-delà de l’achat, j’imagine qu’une jour cette dame se perdra… quand j’entends ce qu’elle me raconte, je me demande comment elle arrive à rentrer chez elle sans peine.
      Après pour les sommes importantes, il est évident que ça ne sera pas chez moi car je les refuserai. Je ne sais pas encore comme je m’y prendrai, j’aviserai sûrement le moment venu, mais pour moi c’est inconcevable, et tant pi si elle s’énerve.

      Pour l’honnêteté, et quand je vois tout vos commentaires, je me dis qu’il doit y avoir énormément de profiteurs. Ça me touche autant que cela me peine au final d’être « félicitée »/ »remerciée » pour quelque chose qui me parait tellement normal, tellement évident : comment peut-on abuser de la faiblesse des gens ?

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  9. Je ne peux pas être objective puisque mon père est atteint de cette maladie. Ca serait lui que tu aurais en face de toi, je te dirais de te procurer son sac pour avoir un nom, un numéro de téléphone. Mais bien entendu que c’est compliqué à faire car en fin de compte, ce n’est pas ton rôle… Cette dame est censée être suivie mais peut-être est-elle seule malgré ce qu’elle te raconte ? Et comme dit le commentaire au-dessus, elle ne fait rien de mal. Elle ne vide pas son compte en banque en venant chez toi. Continue ainsi, à garder cette même attitude, à discuter avec elle etc… Si ça venait à empirer, il sera encore temps de prendre des dispositions 😉

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    1. Ce n’est même pas une question de rôle mais c’est surtout en tant que simple vendeuse, je n’ai pas le droit d’ouvrir le sac de mes clients… Même si c’est un cas particulier, il suffit qu’elle s’énerve ou qu’une autre cliente -non au courant- dise quelque chose pour que ça se retourne contre moi et qu’on pense finalement l’inverse de ce que j’essaie de faire.
      Cette dame est censée être suivie, mais j’avoue avoir du mal à y croire… Après c’est sûr qu’elle ne fait rien de mal, mais même si ce n’est que 3 euros, si elle fait 3 ou 4 paniers chez tout le monde, la perte peut être énorme. Après effectivement, elle ne fait rien de mal, et si cela empire, je trouverai une solution (laquelle?), quitte à appeler la municipale… Radical, mais peut-être aussi que cela aura des répercutions sur la famille pour qu’il fasse le nécessaire. En fait, je ne sais pas ce que je ferai… et j’avoue espérer ne pas y être confrontée.

      En tous cas, je te souhaite tout plein de courage et de pensées positives pour ton père, c’est vraiment une maladie difficile à gérer. Eux semblent heureux alors que nous, l’entourage, voyons leur état se dégrader de jour en jour. Vraiment spécial comme ressentiment.

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